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  • : De Québec à Mexico à pied...
  • : "American way for live" de Québec à Mexico est une marche pour la vie et une route d'évangélisation, une réponse à l'appel de Jean-Paul II aux jeunes. J'ai pèleriné vers la Vierge de Guadalupe qui est l'étoile de l'évangélisation et la patronne des enfants à naître. Je suis partie dans l'octave de la Pentecôte, le 27 mai 2010 et arrivée le 14 janvier 2011.
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Le récit des apparitions est relaté vers 1540 dans le Nican Mopohua en nahuatl, langue des aztèques, par Don Antonio Valeriano, aztèque. En voici un résumé (avec cependant l'intégralité des paroles de la Vierge Marie) :

Juan Diego vit depuis son veuvage à Tulpetlac chez son oncle Juan Bernardino, converti aussi.

Samedi 9 décembre 1531 (1ère apparition, 1ère visite à l'Évêque, 2ème apparition)

Le matin, Juan Diego part de chez lui pour aller à Tlatelolco(1) entendre les enseignements des pères franciscains.

(1) Tlatelolco est aujourd'hui, comme Tepeyac, Tulpetlac, un quartier englouti dans la mégalopole de Mexico. On y visite l'église où Juan-Diego a été baptisé.

Il longe le lac entre Tulpetlac et Tepeyac (vers le SSW) avant de prendre plein sud une sorte de digue flottante qui rejoint l'îlot de Tlatelolco et Tenochtitlan. Mais à hauteur de Tepeyac, il entend de très beaux chants d'oiseaux qui l'attirent. Intrigué, il grimpe un peu sur la colline qui domine l'imposant lac de Texcoco et découvre une très belle jeune fille qui l'appelle et lui dit :

Sache-le bien, accueille-le comme vérité, mon fils le plus petit, que je suis la parfaite, toujours vierge, Sainte Marie, Mère du Dieu vraiment vrai, par qui tout vit, le créateur des personnes, le propriétaire de ce qui est proche et lointain, maître du ciel, maître de la terre, et je souhaite, je désire vraiment, qu'on élève ici ma petite maison sacrée ; où je Le montrerai et jeL'exalterai en Le révélant : je Le donnerai aux gens dans tout mon amour fait personne, en mon regard de compassion fait personne, en mon aide personnifiée, en mon salut fait personne ; parce qu'en vérité, je suis votre Mère compassive, la tienne et celle de tous les hommes qui en cette terre êtes un, et de toutes les diverses races d'hommes, ceux qui m'aiment, ceux qui crient vers moi, ceux qui me cherchent, ceux qui se confient en moi, parce qu'ici j'écouterai leurs pleurs, leur tristesse, pour y remédier, pour guérir toutes leurs différentes peines, leurs misères, leurs douleurs. Et pour réaliser ce que souhaite ma miséricorde compatissante, va au palais de l'Évêque de Mexico, et tu lui révéleras combien je désire qu'en ce lieu il m'offre une maison, il me construise un temple dans la plaine ; tu lui raconteras tout ce que tu as vu et admiré et ce que tu as écouté et sois assuré que je t'en serai très reconnaissante et que je te le paierai, que pout cela, je t'enrichirai, je te glorifierai ; tu mériteras que je te récompense de ta fatigue, de ton service, en allant solliciter cette affaire auprès de qui je t'envoie. Tu as écouté, mon fils, le plus petit, mon esprit, ma parole ; va et fais tout ce que tu peux.”(versets 26 à 37 du Nican Mopohua)

Juan-Diego prend congé et se rend au palais de l'Évêque, Mrg Juan de Zumarraga, 63ans, premier évêque de Mexico, franciscain. On fait longuement attendre Juan-Diego, durant des heures. Puis enfin, la porte s'ouvre. Juan-Diego dit tout, l'interprète traduit tout à l'Évêque, qui ne sembla pas convaincu. Juan-Diego sort affligé de cet échec.

Toujours le samedi 9 décembre, à la fin du jour, il revient à Tepeyac et explique à la Sainte Vierge, la suppliant de choisir quelqu'un d'autre que lui, de plus influent, de plus efficace, de plus digne, car “moi, dit-il, je ne suis que “corde”, “échelle de planche”, “queue”, “feuille”... rien en somme !

Mais on ne fait pas changer d'avis la Sainte Vierge comme ça, fût-ce par une authentique et profonde humilité ! Elle insiste :

Ecoute, toi le plus petit de mes fils, crois bien que je ne manque ni de serviteurs, ni de messagers qui puissent se charger de transmettre mon souffle, ma parole, pour qu'ils accomplissent ma volonté ; mais il est asbsolument nécessaire que toi personnellement, tu ailles, que tu supplies, que par ton intercession se réalise et se mène à bien mon désir, ma volonté. Et je te supplie grandement, mon fils le plus petit, et avec rigueur je te donne l'ordre une fois de plus d'aller voir l'Évêque demain. Fais-lui savoir de ma part, fais-lui entendre ma volonté, mon désit, pour qu'il réalise et fasse ici mon temple, que je lui demande. Et dis-lui bien, de nouveau, de quelle manière je t'envoie, moi, personnellement, la toujours Vierge Sainte Marie, moi, la Mère de Dieu.”(versets 58 à 62 du Nican Mopohua)

Dimanche 10 décembre 1531 (2ème visite à l'Évêque, 3ème apparition)

Juan-Diego retourne après avoir suivi les offices au palais épiscopal. Toujours autant de difficultés pour le rencontrer. Il lui réitère la demande de la Vierge Marie. Mais Mgr Zumarraga veut le mettre à l'épreuve pour valider toute cette histoire et lui demande de lui donner un signe. Juan-Diego lui demande quel signe il veut, mais l'évêque ne répond pas et le congédie. De plus, il le fait suivre ! Mais les espions vont perdre de vue Juan-Diego et le calomnier. Juan-Diego retourne à Tepeyac où la Belle Dame lui dit :

C'est bien, mon enfant, tu reviendras ici demain pour donner à l'Évêque le signe que tu m'as demandé : et avec cela il te croira et il ne doutera plus de toi ni te soupçonnera pour le reste ; et sache, mon fils, que je paierai ton attention, ton travail, et ta fatigue, que tu as dépensé pour moi ; allons, va maintenant ; demain, je t'attendrai ici.” (versets 90 à 93 du Nican Mopohua)

Lundi 11 décembre 1531

Juan-Diego rentre chez lui le dimanche soir et ne trouve pas son oncle (qui lui servit de père dans son enfance car il avait perdu son père). Ou plutôt, il le trouve blessé par une flèche dans un bois proche. Une insurrection contre les Espagnols était imminente et Juan-Bernardino était considéré comme un collaborateur de l'envahisseur par sa conversion au christianisme. Toute la journée du lundi sera donc consacrée à trouver un médecin, mais la situation empirant, l'oncle supplie Juan-Diego d'aller très tôt le lendemain matin chercher un prêtre à Tlatelolco pour se confesser.

Mardi 12 décembre 1531 (4ème et 5ème apparition, 3ème visite à l'Évêque)

Juan-Diego est profondément embarrassé : d'une part son oncle est mourant, d'autre part, il n'est pas allé voir la Vierge la veille pour recevoir le signe... contrairement à sa demande. Il y a de quoi être gêné et soucieux. Mais il veut parer au plus pressé, trouver un prêtre pour son oncle. Il décide donc de passer le plus loin possible de Tepeyac pour ne pas voir la Belle Dame et aller le plus vite possible à Tlatelolco.

Comme si notre Mère du ciel n'avait pas compris...

Elle l'attend donc... là où il passe !

Que se passe-t-il, le plus petit de mes fils ? Où vas-tu ? Où te diriges-tu ?” (verset 107)

Affligé ? Honteux ? Apeuré ? Juan-Diego s'agenouille, il explique les motifs de son retard et de son empressement.

Écoute mets-le bien dans ton coeur, mon fils le plus petit, ce n'est rien, ce qui te fait peur, ce qui t'afflige ; que ton visage et ton coeur ne se troublent pas, ne crains pas cette maladie, ni aucune autre maladie, ni rien de douloureux ni d'affligeant. Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta mère ? N'es-tu pas sous mon ombre et ma protection ? Ne suis-je pas la source de ta joie ? N'es-tu pas dans le creux de mon manteau, dans le creux de mes bras ? As-tu besoin d'autre chose ? Que rien d'autre ne t'afflige, ne te trouble : que la maladie de ton oncle ne te tourmente pas, car maintenant il ne mourra pas de cette maladie. Sois certain qu'il est bien à présent.” (versets 118 à 120)

En même temps que cette 4ème apparition, a lieu la 5ème, mais devant Juan-Bernardino qui effectivement se trouve guéri. Cette 5ème apparition a donc lieu à Tulpetlac et non Tepeyac.

02 - Résumé du Nican Mopohua

Apaisé, Juan-Diego demande alors le signe qu'il doit apporter à monseigneur l'Évêque.

Mon fils le plus petit, monte au sommet de la colline, où tu m'as vue et là où je t'ai donné mes ordres ; là tu verras qu'il y a une variété de fleurs : coupe-les, réunis-les, rassemble-les ; et ensuite redescends et apportes-les moi ici, en ma présence.” (versets 125-126)

Juan-Diego s'exécute et monte au sommet de la colline et trouve en effet de nombreuses fleurs. Or sur la colline de Tepeyac ne poussent que cailloux, cactus et épineux... certainement pas des roses ! Mais Juan-Diego cueille ces fleurs et les met dans son manteau, sorte de couverture nouée autour du cou. Ce manteau est appelé ayate ou tilma et est tissé en fibre d'agave (sorte de cactus). Il redescend. La Vierge Marie lui dit :

Mon enfant le plus petit, toutes ces fleurs sont la preuve, le signe que tu apporteras à l'Évêque. Tu lui diras de ma part, qu'il voit en elles mon désir, et que par cela il réalise mon vouloir, ma volonté. Et toi..., toi qui es mon messager..., en toi je dépose ma confiance absolue ; et je t'ordonne avec fermeté, que seulement en présence de l'Évêque tu ouvres ton poncho et montre ce que tu portes. Tu lui raconteras avec précision, tu lui diras que je t'ai ordonné de monter au sommet de la colline pour cueillir les fleurs, et tout ce que tu as vu et contemplé, afin que tu puisses convaincre le gouverneur-prêtre, et qu'il mette du sien pour que se fasse, s'édifie le temple que je lui ai demandé.” (versets 137 à 142 du Nican Mopohua)

Juan-Diego repart en direction de Tlatelolco, non plus pour trouver un prêtre pour son concle, mais pour rencontrer à nouveau l'Évêque et lui donner le signe demandé. A nouveau, il doit beaucoup attendre, car les serviteurs sont méfiants envers cet Indien. Ils cherchent, en vain, à voir ce que contient la tilma. Mais intrigués, ils annoncent la présence de Juan-Diego à Monseigneur qui le reçoit.

Juan-Diego s'agenouille et raconte fidèlement et en détail tous les événements, puis entr'ouvre son ayate pour offrir les roses comme étant le signe demandé. Mais en plus, à cet instant, apparut sur la tilma l'image de la Vierge de Guadalupe telle qu'on la voit encore de nos jours.

02 - Résumé du Nican Mopohua

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Anne-Marie MICHEL Anne-Marie MICHEL