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  • : De Québec à Mexico à pied...
  • : "American way for live" de Québec à Mexico est une marche pour la vie et une route d'évangélisation, une réponse à l'appel de Jean-Paul II aux jeunes. J'ai pèleriné vers la Vierge de Guadalupe qui est l'étoile de l'évangélisation et la patronne des enfants à naître. Je suis partie dans l'octave de la Pentecôte, le 27 mai 2010 et arrivée le 14 janvier 2011.
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Il y a à mes yeux deux "lectures" de l'Image, une lecture scientifique dont nous allons donner quelques éléments ici et une lecture catéchétique selon les pictogrammes connus des codex amérindiens, traitée ici.

Ce tissu est tout autant scruté que le Saint Suaire, et pour cause...

1 - Une conservation du tissu bien au-delà de la date limite de péremption...

L'agave est une sorte de cactus très répandu au Mexique :

agave - photo Anne-Marie MICHEL Atotonilco – San Miguel Allende  - Mexique

agave - photo Anne-Marie MICHEL Atotonilco – San Miguel Allende - Mexique

On utilise ses fibres pour tisser des étoffes. Or le manteau de Juan-Diego était finement tissé avec ces fibres d'agave. Cette sorte de manteau est appelée ayate. Or pour trois raisons, la conservation de ce tissu jusqu'à nos jours (en 2031, nous fêterons les 500 ans des apparitions) est surprenante : les conditions climatiques, l'absence totale de protection pendant 116 ans et la fragilité constitutive de ce genre de tissu.

N'oublions pas que le petit ermitage où vit Juan Diego et où est conservé l'ayate avant la construction de la première basilique est au bord de l'immense lac de Texcoco (presque totalement disparu aujourd'hui) et l'atmosphère et le sol sont très humides, ce qui contribue fortement à la désagrégation des tissus. Aujourd'hui, la pollution a remplacé l'humidité, ce qui n'est guère mieux. De plus, il faudra attendre 1647 pour qu'une première vitre (en deux morceaux) soit envoyée d'Espagne et 1766 pour qu'une nouvelle vitre (en une seule pièce) soit acheminée. Mais avant ces premières protections, et même encore après car on enlevait facilement la vitre, le tissu subissait la piété populaire. Le peintre Miguel Cabrera décrit lui-même :

En une seule fois, en 1753, alors que j'étais présent, lorsqu'on ouvrit la vitrine, et en dehors des innombrables rosaires et autres bijoux de dévotion, passèrent à ma vue, cing cents images qui touchèrent le tissu ; puis divers personnalitées ecclésiastiques de qualité passèrent plus de deux heures à cet exercice pieux ; ce qui me confirma dans l'idée que j'avais eue que ce tissu et son omage céleste paraissenent hors des lois communes de la nature.” (cité dans La Vierge du Mexique ou le miracle le plus spectaculaire du Père François Brune Ed. Le Jardin des Livres)

Il faut ajouter à cette piété populaire qui vient toucher, baiser, frotter divers objets sur l'ayate ou y accrocher des ex-voto, les insectes, les fumées et les lumières venant des lampes à huile... Cela dit, certaines étoffes particulièrement solides pourraient encore résister à cette humidité et à la piété populaire. Mais la fibre d'agave est connue pour sa fragilité et des tests ont été réalisés dès 1786 pour vérifier la durée de vie de telles pièces de tissus : elles sont utilisables une vingtaine d'années, 50 ans grand maximum, certainement pas 500 ans ! Car elles se désagrègent.

2 - analyse des couleurs

Des peintres, dès 1666 et encore aujourd'hui, ont attesté qu'aucun apprêt n'est présent sur la toile. L'image est directement imprimée dans les fibres du tissu. Ce qui n'a aucun sens pour un peintre. Miguel Cabrera (peintre du XVIIIème s.) ajoute : “sur l'envers de la toile on voit toute la Sainte Image, avec toutes ses couleurs, celles que l'on admire sur l'avers.” De plus, il n'y a aucune craquelure, qui normalement apparaît sur toute peinture, surtout à l'épreuve des siècles. On n'a retrouvé aucune esquisse, ni aucune trace de coup de pinceau. Francisco Camps-Ribera (qui a observé l'image entre 1954 et 1963) rappelle judicieusement qu'aucun peintre n'aurait choisi une telle toile comme support d'une peinture, d'autant qu'elle possède une couture au milieu et quelques défauts. Il semble que le tissu ait réagit comme une pellicule photo. Richard Kuhn, prix Nobel de chimie en 1938, observe deux fibres du tissu (une rouge et une jaune) et détermine qu'elles ne sont “d'origine ni végétale, ni animale, ni minérale”. On ne connaît pas l'origine des pigments qui colorent l'Image.

Pourtant à certains endroits de l'Image, on a retrouvé des traces d'ajouts faits de main d'homme, l'ange, la lune, les étoiles, les franges d'or font polémique et débat. Ajout ou “restauration” ? Le Père François Brune, dont nous nous inspirons largement pour cette partie, rappelle à ce sujet que les plus anciennes copies retrouvées mentionnent les détails prétendument ajoutés. Nous sommes donc plus en présence d'une forme de “restauration” et les ajouts seraient donc des éléments de peinture mis sur un élément de l'Image préexistant. L'Image que nous connaissons correspondrait donc bien à l'Image originale.

Jean Mathiot ajoute quelques précisions : en effet, l'on observe un phénomène d'iridescence des fibres notamment au niveau des couleurs du visage et des mains, dont les nuances changent selon la distance de l'Image. Nous avons indiqué plus haut des défauts de la toile. Or ces défauts semblent avoir été “utilisés” justement pour souligner certains traits du dessin, par exemple au niveau de la bouche, de la joue ou encore sous l'oeil droit. Enfin, “le grand peintre Molina n'a utilisé que trois couleurs en les mélangeant pour reproduire l'Image sur un tissu de coton : le rose des roses de Castille, le vert de leur feuillage, le sépia des branches. Étonnant ! Quand on sait que la tilma de Juan Diego ne contenait que des roses de Castille avant la formation de l'Image.” (Jean Mathiot Apparition à Guadalupe, en Espagne et au Mexique, Ed. À paraître)

3 - observation des étoiles figurant sur le manteau bleu

Selon des techniques complexes de projections, on a découvert que les 46 étoiles figurant sur le manteau de la Vierge correspondent aux constellations du ciel au dessus de Mexico le matin du 12 décembre 1531. Ainsi retrou

ve-t-on les constellations du scorpion, de la Grande Ourse, de la Croix du Sud, etc... Or sur le visage de Vierge et sur sa robe, aucune étoile n'est représentée. Les scientifiques ont donc reconstituer les constellations manquantes. Résultat : sur son front, on aurait la couronne boréale, sur sa poitrine, on aurait la Vierge et sur son abdomen, la constellation du lion avec tout particulièrement l'étoile Régulus (petit-roi, l'enfant Jésus) en lieu et place du symbole Nahui Ollin (le trèfle à 4 feuilles) qui représente le centre du monde dans la civilisation aztèque. Selon le Père François Brune, un obstréticien affirme même qu'elle serait placée au niveau du coeur du foetus.

4 - constatations faites sur les yeux de la Vierge

La science du 20ème siècle permit des découvertes étonnantes et laissent à penser que cette Image est bien de toutes les époques... Dès 1929, le photographe officiel de la Basilique de Mexico découvre l'image d'un homme barcu dans l'oeil droit de la Vierge. A nouveau en 1951, le dessinateur Salinas Chavez retrouve cet homme barbu dans les yeux de la Vierge. Puis en 1976, Tönsmann identifie jusqu'à 13 personnages reflétés dans les yeux, dont l'homme barbu déjà découvert, mais aussi un Indien, une femme noire, une homme de type basque âgé qui pourrait être l'Evêque et un autre personnage qui pourrait être Juan-Diego couvert d'un chapeau pointu appelé “Cucurucho”. On en déduit qu'il s'agit des personnages présents chez l'Evêque Zumarraga au moment de la visite de Juan-Diego quand celui-ci déploie son ayate, déverse les roses et que l'Image s'imprime. Ces personnages se seraient reflétés dans les yeux de la Vierge alors invisiblement présente en face d'eux. Selon Jean Mathiot (Les apparitions de Guadalupe, ouvrage à paraître), “on a pu reconnaître ainsi, successivement, dans les yeux de la Sainte Vierge :

    • un Indien (probablement Juan Diego) ;

    • un franciscain très âgé sur la joue duquel on croit reconnaître une larme (probablement l’évêque Zumarraga) ;

    • un jeune homme qui se tient la barbe dans une attitude de grande perplexité (sans doute le traducteur) ;

    • un autre Indien, dont le corps apparaît en entier, torse nu, les lèvres entrouvertes, dans l’attitude de la prière (Juan Diego) ;

    • une femme aux cheveux crépus (probablement une servante noire de l’évêque) ;

    • une femme avec deux enfants et un bébé enveloppé sur son dos ;

    • un autre homme avec un sombrero qui semble parler à cette femme ;

    • un autre homme et une autre femme qui semblent observer la scène ;

    • une partie d’un meuble et une partie de la courbe du plafond, etc... ”

Plusieurs scientifiques approchant l'Image avec leurs appareils d'ophtalmologie constatent avoir à faire à des caractéristiques d'yeux vivants, avec les reflets, le volume propres aux yeux vivants. Ils y voient notamment le triple reflet de Purkinje-Samson (concernant la cornée et le cristallin) et constatent une rétractation/dilatation de la rétine selon l'exposition à la lumière. Enfin, le docteur Padilla constate en 1991 des veines sur les paupières et la cornée des yeux et le docteur Jorge Escalante complète ce constat en observant les signes d'une microcirculation artérielle en bordure de paupière.

5 - autres constats d'ordre médical

La tilma se maintient de façon constante à 37°. Un médecin analysant le tissu a positionné son stéthoscope sous la ceinture noire de la Vierge e constate le battement d'un coeur à 115 pulsations à la minute, le rythme cardiaque du fœtus humain dans le sein maternel.

6 - Faits étonnants liés à l'Image

  • En 1791, lors d'un nettoyage du cadre en argent, de l'acide nitrique coula sur la toile elle-même, ce qui aurait dû la trouer. Or, aucun trou n'est apparu, seulement une tâche qui disparaît lentement.

  • Le 14 novembre 1921, un ouvrier nommé Luciano Perez dépose un bouquet de fleurs devant l'autel de la basilique (l'ancienne, car la nouvelle sera construite en 1976). Mais le bouquet de fleurs cache une bombe. C'est l'explosion. Les dégâts sont considérables, vitreaux, mobiliers de l'église brisés, mais l'Image est intacte. On conserve dans la nouvelle basilique le crucifix qui était sur l'autel au moment de l'explosion : il fut étrangement tordu dans la position des sacrifiés de l'époque aztèque :

crucifix de l'autel, déformé lors de l'attentat de 1921. Basilique de Mexico. Photo Anne-Marie MICHEL

crucifix de l'autel, déformé lors de l'attentat de 1921. Basilique de Mexico. Photo Anne-Marie MICHEL

  • Une copie de l'Image de ND de Guadalupe fut offerte par le deuxième évêque de Mexico au roi Philippe II (1527-1598) qui l'a lui-même remise à un certain Andrea Doria. Cet amiral l'a placée sur son navire lors d'une bataille restée célèbre en chrétienté : Lépante (1571). On sait quelle flotte a remporté le combat.

  • En avril 2007, le Mexique vote une loi prolongeant à 12 semaines la durée “légale” d'avortement, applicable dans le district de Mexico (l'avortement est toujours interdit sur l'ensemble du Mexique, mais pas à Mexico). Le 24 de ce mois, une messe est célébrée à la basilique pour les enfants non-nés. A l'issue de cette messe, la Vierge semble s'être effacée, alors qu'une lumière très blanche et pure, de taille et de forme d'un embryon est apparue.

09 - Analyse scientifique de l'image
  • nombre d'or

Le nombre d'or (1.6181) est très utilisé depuis l'antiquité pour l'équilibre de nombreuses oeuvres d'art. L'image n'échape pas à cet équilibre parfait.

Voilà pour le regard occidental scientifique moderne, mais quelles ont été les clefs de lectures des Aztèques au 16ème siècle ?

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Anne-Marie MICHEL Anne-Marie MICHEL