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  • : De Québec à Mexico à pied...
  • : "American way for live" de Québec à Mexico est une marche pour la vie et une route d'évangélisation, une réponse à l'appel de Jean-Paul II aux jeunes. J'ai pèleriné vers la Vierge de Guadalupe qui est l'étoile de l'évangélisation et la patronne des enfants à naître. Je suis partie dans l'octave de la Pentecôte, le 27 mai 2010 et arrivée le 14 janvier 2011.
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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 02:12

Buenos días !!

 

Mardi 23 novembre - Jour 181

 

Le père Luis, prieur de la Communauté St Jean de Monterrey, me conduit à la gare routière (de Monterrey), après la messe célébrée, rien que pour moi, par le père Thierry-Bernard. Le père Luis, Béninois, m'a beaucoup réconfortée dans ma décision de quitter le nord du pays en bus. Ses paroles furent apaisantes et encourageantes... Encore un immense merci aux 8 frères pour tous les échanges, conseils, votre accueil et les moments partagés...

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entrée du couvent des Hermanos de San Juan (les petits gris...)

Le père Luis me bénit dans le hall de la gare et part. Ça fait tout drôle. Je me retrouve seule dans la jungle mexicaine... Enfin... seule... c'est vrai que Tobie ne volette jamais bien loin !

Le bus part avec une demi-heure de retard pour environ 8 heures de trajet en passant par Saltillo et Matehuala à travers tout l'altiplano mexicain. Il s'agit d'un haut plateau enserré entre la Sierra Occidentale et la Sierra Orientale. Ce haut plateau gagne en altitude progressivement en allant vers le sud : San Luis Potosí est déjà à 1900 m d'altitude. Cet altiplano est une zone vraiment aride. Sans qu'il s'agisse d'un désert au sens propre, on n'y rencontre quand même pas grand chose : de rares villages réputés comme étant parmi les plus pauvres du Mexique, une végétation steppique composée d'herbacées, de yuccas et d'épineux. Il peut y faire chaud la journée et assez froid la nuit comme souvent dans les "déserts" tropicaux. En voici quelques aspects, clichés pris du bus.

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Je perçois, en traversant ces immensités, la main maternelle de la Vierge Marie qui me guide là où elle veut que je marche. Elle connaît son cher Mexique, elle !
En dehors d'un imposant convoi militaire sur l'autoroute, je ne verrai rien concernant le conflit qui oppose le gouvernement et le monde de la drogue.
Maria-Elena habite Monterrey, mais s'en va régulièrement à San Miguel Allende. Nous papotons en anglais et me voilà déjà invitée quand je passerai à San Miguel...
Nous arrivons de nuit à San Luis Potosí où je m'enquiers de la première église où je pourrai demander l'hospitalité pour la nuit. Et voilà que je tombe sur la paroisse San Cristobal El Montecillo, où une messe est commencée. Forte de la crédentiale, rédigée en espagnol par le père Thierry-Bernard, je me dirige vers le père Rutilio dont le regard va briller en lisant mon "sésame"... Il m'offre une salle paroissiale dotée d'un lit et d'une salle de bains. Avec Elisa, une paroissienne aux splendides cheveux ébène, il va m'acheter de quoi manger. Et je me regale d'une goyave fraîche...

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Le lendemain, je visite le "centro histórico" de San Luis avec notamment sa cathédrale. La piété mexicaine s'y exprime dans toute sa beauté édifiante. Chaque autel latéral, chaque petit oratoire est "utilisé" pour telle ou telle dévotion. Il y a la queue pour les confessions et on n'y trouve pas que les "vieilles bigotes" comme on dirait chez nous : les jeunes et les hommes sont bien là aussi...

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La Vierge que l'on entrevoit au sommet de l'autel est une vierge enceinte.
Et voici, ci-dessous, le couvent des Franciscains. Mais aujourd'hui, il est hélas transformé en musée de la révolution, de la culture aztèque et, affront suprême, de la franc-maçonnerie (qui gouverne le Mexique, ne l'oublions pas).

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Ci-dessous, El Templo del Carmen, où les Carmélites ne figurent plus qu'en statues. Mais l'église est restée au culte.

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Jeudi 25 novembre - Jour 183

En quittant San Luis Potosí ("Potosí" est un nom donné par allusion au Potosí colombien où, comme ici, il y a des mines d'argent, et San Luis est notre Saint Louis...), je trouve l'INEGI, l'équivalent de notre IGN (Institut Géographique National). Je m'y précipite pour me fournir en cartes plus détaillées. Enfin, je gagne la campagne et arrive à Escalerillas :

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Je grimpe encore un peu et atteins Pozuelos... à 2100 m d'altitude...

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... où Luz m'accueillera dans sa maison :

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Nous reciterons le chapelet ensemble.



Vendredi 26 novembre - Jour 184



Je quitte mes hôtes et le village et m'en vais méditer sur ce que je viens de vivre. Ai-je eu la bonne attitude, en tant qu'Européenne et blanche, face aux conditions de vie des gens d'ici ?

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La grand'route monte jusqu'à atteindre un haut plateau...

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Il y a des moments où je ne sais plus très bien où je suis. Depuis des mois de vie nomade, je me crois parfois dans d'autres pays, comme l'Espagne ou le Maroc. Parfois, en croisant les gens, je crois voir des Vénézuéliens ou des Péruviens. Je ne sais si c'est l'altitude, mais j'ai du mal à réaliser que je suis au Mexique...

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Seule la route, que je suivrai plusieurs jours durant, offre une présence humaine. Pourtant, derrière moi, j'aperçois des antennes téléphoniques et justement ça sonne ! C'est un membre de ma famille qui vient aux nouvelles !
- Alors, où es-tu ?
- Quelque part au pays des cactus !

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Le soir, j'arriverai au crépuscule, dans un village où l'accueil du curé sera d'un froid glacial. Il n'en a rien à cirer de mon pélé. Il me parle de planter ma tente dans une cour dallée où il y a quand même un WC et un robinet d'eau, dont je n'ai pas vérifié le bon fonctionnement. Il est 18 h 50. La messe est dans 10 mn. Et je decouvre qu'elle est célébrée par un autre prêtre, plus jeune, pas plus souriant, mais quand même un peu moins coincé. Perspicace, je tente une autre chance auprès de lui. Finalement, il appelle une de ses amies, Louisa, qui m'ouvrira la porte de sa maison. Nous n'aurons pas beaucoup d'échanges, mais la confiance a fini par s'installer. J'y vais d'ailleurs au culot et je demande au Padre pourquoi l'hospitalité semble vraiment difficile, alors qu'on m'avait tant vanté l'accueil mexicain. Que se passe-t-il pour que je croise des gens si froids, indifférents, incapables de décrocher le moindre sourire ? Dans les églises, les gens n'en ont rien à faire qu'une étrangère soit parmi eux. Alors qu'aux États-Unis, tout de suite, quelqu'un venait vers moi, me souhaitait la bienvenue et engageait la conversation...
Réponse du Padre :
- Vous savez, c'est très dur, ces temps-ci, pour nous. La violence ! Nous sommes obligés d'être méfiants...

Cqfd, ok j'ai compris. Il n'empêche que lorsque la confiance s'installe, le coeur s'ouvre, et le soir, chez Luisa, des jeunes tout pleins de fougue et d'insousciance viendront me saluer, y compris le petit bout de chou de 3 mois...

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Samedi 27 novembre - Jour 185

 

Journée mortellement quelconque. Toujours des gens froids, limite pas aimables du tout. Des détritus partout, des maisons (quand ce ne sont pas des taudis) jamais finies et laides. Mes premiers jours de marche sont amers. Dans les villages, les toilettes sont en commun. Il n'y a pas d'eau courante. Je soupçonne certains de ne pas manger à leur faim. Ici : Los Alpes qui n'ont rien d'alpestre...

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Je longe toujours la grande route qui relie Guadalajara à San Luis Potosí. Cette route est empruntée deux fois par an, notamment en mars, par les pèlerins qui se rendent à pied à San Juan de los Lagos, où je me dirige aussi. Un chemin carrossable longe la route.
Mais je n'avance pas et je galère. Est-ce que je vais arriver à me plonger dans ce Mexique si différent ? Il y a manifestement un pas que je n'ai pas encore franchi pour véritablement me "plonger" dans ce nouveau monde... J'en oublie, ce soir-là du samedi 27 novembre, la grande veillée de prière pour la vie célébrée partout dans le monde, à la demande du Pape...

Dimanche 28 novembre - Jour 186

 

Robotisée, j'avance sans même me dire que ça ira mieux plus tard...

Soudain, le téléphone sonne. C'est l'Abbé Hubert Lelièvre, qui s'occupe de l'association l'Évangile de la Vie à Bollène !
- Bonjour Anne-Marie, on pense bien toujours à vous, notamment hier à la veillée de prière pour la vie !
- Ça alors, vous me faites vraiment plaisir, car justement, en ce moment, je galère dans mes cactus !
- Allez, on prie bien pour vous !

Je craque quand même en échouant à l'hôtel (assez éloigné des standing américains) de Raymundo.

 

Le lendemain, lundi 29 novembre, Raymundo et son ami me mettent en garde :
- Ne campez jamais seule dans la montagne, la mafia vous observe et espionne tout !
Pourtant, je sens que la région est quand même moins dangereuse que le nord.

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Mais je trace, en comptant les cactus. Je suis incapable de prier et me réfugie dans mes rêves, en songeant à la neige qui a blanchi la France...

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A Los Amarillas, un lieu-dit de deux ou trois bicoques, la route bifurque un peu et un "je ne sais quoi" se métamorphose. Je peux longer la nouvelle route qui n'est pas encore en service. Au diable la valse des camions et leurs nuages de poussières qui vous colmatent les poumons. 

Ça descend légèrement pour atteindre un autre haut plateau, un peu moins haut...

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Le soir, nouvelle métamorphose, j'arrive au village de San Miguel de Cuarenta. Il a un peu plus d'allure que ceux que j'ai traversés ces jours précédents. J'entre dans l'église paroissiale où je trouve Saulo, un séminariste, en train de prier devant le tabernacle. 

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Il me conduit dans la cour du presbytère où nous attendons le prêtre. Il me sert du jus de Jamaïco, une fleur... C'est rafraîchissant ! Je lui demande s'il y a des Associations pro-vie au Mexique.

- Non, pas vraiment, c'est l'Église !

Le Padre Juan-Manuel, vicaire de la paroisse, arrive : un p'tit jeune, aîné d'une fratrie de 16 enfants ! Je ne lui donne pas 30 ans, beau comme un coeur, souriant et plein d'energie !

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On papote 5 min, et voilà notre jeune prêtre et le séminariste avec un seau, un balai, une serpillière, balayant, récurant, lavant, époussetant la "casa de seminarios", une maison vide appartenant à la paroisse où ils veulent me loger. Ils amènent un matelas, du savon et... une résistance qu'on trempe dans un seau d'eau pour avoir de l'eau chaude ! Tout est fin prêt, mais la journée n'est pas finie. Le père Juan-Manuel veut saisir l'occasion de mon passage pour diffuser le témoignage en faveur de la vie.

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A la fin de la messe de 18 h 00, il me tend son micro pour que j'explique mon périple. Ensuite, à 19 h 30, il m'emmène, avec une quinzaine de jeunes, tous fourrés dans la "camioneta", vers deux petits villages, dont El Refugio. Et nous arrivons dans une hacienda, datant de 1814, fondée par la famille Moreno, qui donnera son nom à la ville la plus proche : Lagos de Moreno. Plusieurs dizaines de personnes vivent actuellement dans cette hacienda, dont les bâtiments abritent une église, qui est aujourd'hui dépendante de la paroisse. Ce soir, notre padre Juan-Manuel, sonne la cloche, sous le ciel illuminé de myriades d'étoiles, pour rassembler ses jeunes dans l'église, où il veut donner un petit cours de doctrine sociale de l'Église.

Mais commençons par chanter et danser :

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Puis, place à l'enseignement. Un seul garçon est présent ! Les filles sont décidément plus "spi" que les garçons...

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Puis, rebelote, dans mon petit nègre espagnol, je fais une mini-causerie sur l'objet de mon pèlerinage.

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En rentrant, le Père, qui semble vouloir me faire découvrir tout le Mexique en même temps, me montre une chapelle dédiée au Christ Roi et aussi, par voie de conséquence, aux martyrs mexicains, les Cristeros, dont beaucoup de prêtres. L'un d'eux semble être particulièrement cher au coeur des Mexicains : Santo Toribio.

 

Le lendemain, mardi 30 novembre, petit déjeuner avec le père Juan-Manuel, le père Francisco, le curé, Saulo et la cuisinière. On me régale de mets mexicains : Le petit-déjeuner n'est rien d'autre qu'un repas complet. Omette au jambon, des haricots, du "piquant" à volonté... Ici, le chocolat chaud, ainsi que le café, peuvent être servis avec de la cannelle. Et je craque pour le Rompope, boisson à base de lait, de jaunes d'oeuf, de sucre, de cannelle et d'alcool... C'est un vrai bonheur ! Et puisque j'en demande la recette, on me conduit chez Marie-Chouille qui nous la dicte !!! C'est l'occasion, pour notre Padre, de saluer tout le monde dans les rues de Cuarenta ! Bref, je pars à reculons... revigorée par cet accueil sans pareil...

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Aujourd'hui, je me rends à Lagos de Moreno et la région sera plus agricole que mon désert des jours précédents. Du maïs, un peu d'agave et ... du cochon.
Pause à la station service, ultra moderne, de Gonzalo Gutierrez Rodriguez, qui s'intéresse à mon périple. La photo s'impose devant l'oratoire de sa station service :

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Je reprends ma route, toujours la nouvelle qui n'est pas encore en service, ou les graffiti des ouvriers m'encouragent : 

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En arrivant à Lagos de Moreno, je vise le centre historique et la cathédrale, où je ne trouverai pas le curé, parce que la Vierge Marie veut me faire atterrir dans "sa" paroisse, juste à côté de la cathédrale, la paroisse de la Vierge de Guadalupe !! Je n'ai pas fait exprès ! Il y a l'adoration dans un brouhaha dû aux préparatifs de la fête du 12 décembre. Chacun s'active pour préparer tel autel, repeindre tel objet religieux, installer un échafaudage, etc... Le père Juan Jose lit ma crédentiale et m'offre l'hôtel ! Je lui demande s'il y a un endroit où dormir pour le lendemain soir, car entre Lagos et San Juan de los Lagos, il a près de 50 km.
- Mais non, répond-il, ça se fait dans la journée ! Il y a 47 km.

Me voilà mise au parfum. Les Mexicains ne sont pas vraiment douillets. À la Gauloise de ne pas se laisser abattre. 

J'irai manger dans un petit patio sympathique, où le vent nocturne rappelle que nous sommes quand même sur les hauts plateaux mexicains...

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Cathédrale de Lagos de Moreno.

Cette ville coloniale abrite une trentaine de prêtres, et dans chaque paroisse il y a environ 5 messes par jour. Ils font concurrence à la Pologne !

 

Mercredi 1er decembre - Jour 189

 

Le père Juan José m'a dit que la messe était à 6 h 30 le matin. Tout le monde est emmitouflé dans de grands châles. Il fait froid mais toutes les portes sont ouvertes aux courants d'air...

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Je dévore un petit-déjeuner sur le trottoir, tout en causant avec l'autre prêtre de cette même paroisse, le père Emiliano, qui parle un tout petit peu français, étant allé à Ars, Paray-le-Monial, Lyon... et le père Juan-José qui est un grand fervent de la petite Thérèse !

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Le père Juan José

 

Puis, je commence à compter mes 47 km, un enfer le long d'une autoroute... mais c'est la route qu'empruntent les pèlerins, la preuve :

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Effectivement, il vaut mieux faire l'étape d'une traite, pour en finir plus vite ! La seule distraction du jour sera ce "restaurant" où il n'y a plus rien, si ce n'est des milliers de mouches, un bonhomme à moitié déculotté, qui m'indique les toilettes. J'ose m'aventurer : les gens "font" à même le sol et les murs. Vision d'horreur et de déchéance. Mieux vaut crever que de pisser là ! Je déguerpis, détestant les mouches plus que jamais.

Plus loin,  je pourrai m'arrêter dans une "carnitas", avenante et propre, où on mange de la viande et des tortillas. Je prendrai une préparation de piments pour une simple salade... de quoi vous mettre le feu aux fesses pour finir la plus longue étape de mon périple...

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J'arrive au crépuscule aux pieds de la Virgen de San Juan, dans une  très belle basilique. Je vais rester quelques jours ici... pour humer l'air du coin et profiter des belles couleurs :

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... et de la splendide basilique où les pèlerins arrivent à genoux.

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Je ne connais pas très bien l´histoire de ce lieu de pèlerinage où l'on afflue de tout le Mexique, des États-Unis, d'Amérique Centrale et même d'Espagne. Je vais enquêter un peu.
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Il y a de quoi s'offrir quelques douceurs, ici. Les "dulcerías" foisonnent. On y trouve justement toutes sortes de sucreries : de la confiture de lait à différents parfums, des pâtes de fruits, des gâteries à la noix de coco et le fameux Rompope, lui aussi décliné selon différentes saveurs (noix, amande...)

Et comme souvent dans ces lieux de pèlerinage, on trouve les vendeuses de dentelles et les vendeurs de chapelets...
Et je voudrais terminer par cette photo de la chapelle du Saint Sacrement, toujours dans cette basilique de San Juan de los Lagos.

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La Vierge de Guadalupe y trône au-dessus de l'autel, car elle est Mère de la Vie, Vie présente dans le Saint Sacrement. D'ailleurs dans le cyber-café d'où j'écris ces lignes, il y a un poster de la Vierge de Guadalupe avec, en son sein, un Ostensoir. La Vierge, enceinte, est bien le plus saint de tous les tabernacles.

 

Extrait de la fin de l'Encyclique Evangelium Vitae :

« De mort, il n'y en aura plus » (Ap 21, 4) : la splendeur de la Résurrection

105. L'annonce de l'ange à Marie tient dans ces paroles rassurantes : « Sois sans crainte, Marie » et « Rien n'est impossible à Dieu » (Lc 1, 30. 37). En vérité, toute l'existence de la Vierge Mère est enveloppée par la certitude que Dieu est proche d'elle et l'accompagne de sa bienveillante providence. Il en est ainsi de l'Église, qui trouve « un refuge » (Ap 12, 6) dans le désert, lieu de l'épreuve mais aussi de la manifestation de l'amour de Dieu envers son peuple (cf. Os 2, 16). Marie est parole vivante de consolation pour l'Église dans son combat contre la mort. En nous montrant son Fils, elle nous assure qu'en lui les forces de la mort ont déjà été vaincues : « La mort et la vie s'affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne ». (141)

L'Agneau immolé vit en portant les marques de la Passion dans la splendeur de la Résurrection. Lui seul domine tous les événements de l'histoire : il en brise les « sceaux » (cf. Ap 5, 110) et, dans le temps et au-delà du temps, il proclame le pouvoir de la vie sur la mort. Dans la « nouvelle Jérusalem », c'est-à-dire dans le monde nouveau vers lequel tend l'histoire des hommes, « de mort, il n'y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé » (Ap 21, 4).

Et tandis que, peuple de Dieu en pèlerinage, peuple de la vie et pour la vie, nous marchons avec confiance vers « un ciel nouveau et une terre nouvelle » (Ap 21, 1), nous tournons notre regard vers Celle qui est pour nous « un signe d'espérance assurée et de consolation ». (142)

 

Voili, voilou, voilà, pour les dernières news. Je vais repartir vers Guanajuato, San Miguel de Allende, Queretaro, etc...

 

Alors, à la prochaine,
Anne-Marie

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Anne-Marie MICHEL Anne-Marie - dans Mexique